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14 novembre 2011 1 14 /11 /novembre /2011 08:30

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"L'Irlande est un pays de questions, et de très, très rares réponses. (...) Quand je vois une carte de l'île et qu'elle sert à vanter les mérites de notre pays, comme, disons, pour l'industrie du tourisme, il y a toujours un lutin géant ou une harpe plaqués en plein Milieu. Pour moi, nous devrions être honnêtes et inscrire un grand point d'interrogation afin que les gens sachent à quoi s'attendre."

 

 

   La main droite du diable (titre original : Priest) est un roman policier irlandais de Ken Bruen paru en 2006 et en France en 2008. Il a reçu le Grand Prix de Littérature Policière en 2009.

 

   Le personnage central, Jack Taylor, est le personnage récurrent de plusieurs ouvrages de l'auteur Ken Bruen. Dans cet opus, il a été mis à la porte de la Garda, la police irlandaise. Atteint d'alcoolisme et en proie à de grandes souffrances (il se sent coupable du décés d'une petite fille dont il avait la garde), il a atterri dans un hôpital psychiatrique et l'histoire commence lorsqu'un employé africain de l'hôpital, par quelques paroles chaleureuses, sort Taylor de sa torpeur. Il peut ainsi sortir de l'hôpital, considéré comme guéri. Néanmoins, il doit lutter sans cesse contre son démon, l'alcoolisme. Démon aussi de l'Irlande où les habitants se sont mis à manger et parler comme des américains mais boivent toujours comme des irlandais...

 

   L'intrigue - un prètre a été retrouvé assassiné et décapité - est relativement mince et est certainement un prétexte à Ken Bruen a nous entraîner dans son pays, en proie avec la modernité et à une remise en cause d'un catholicisme omniscient due à des scandales en série (scandales révèlés en France en 2009 mais qui semble plus anciens, le roman se déroulant en 2003). Mais il renvoie dos à dos cette Irlande ancestrale sombre et oppressante et "la nouvelle Irlande" où la cupidité et la consommation sont devenues les valeurs dominantes.

 

 

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Galway

 

 

   Ce n'est pas ce que j'appelle un "pur" polar se déroulant dans des commissariats et dans des milieux de grand banditisme, d'ailleurs à mon grand bonheur. En effet, ce sont des gens ordinaires qui sont les protagonistes et le seul policier est une "fliquette", Ridge, qui n'est pas un membre des forces de l'ordre standard, elle est homosexuelle avec toutes les complications qu'on peut imaginer sur sa vie et son caractère rugueux cache probablement d'énormes souffrances et Jack Taylor l'aime en secret. C'est lui qui apporte la noirceur qui est la marque de ce courant littéraire, le roman policier. C'est une personne qui a le sentiment d'avoir raté sa vie et qui a constament une sorte de rage en lui, il veut souvent "cogner" et son sevrage n'arrange pas les choses... C'est alors que le père Malachy, qui était le curé "attitré" de sa mère lui demande d'enquêter sur le meurtre du père Joyce, retrouvé décapité dans sa propre église. Malachy est un personnage pitoyable et Taylor le hait, néanmoins, il accepte de mener l'enquête...

 

  Ce roman, noir comme un verre de stout, nous entraîne dans l'âme irlandaise qui, malgré, son opposition à l'Eglise Catholique à cause des scandales de pédophilie, reste imprégnée de sentiments de culpabilité et de reflexes religieux du à des siècle d'influence exercée par une église qui avait son mot à dire dans tous les domaines de la société. C'est ainsi qu'on tombe sur des expressions telle que "je m'agripais à elle comme à un rosaire". j'ai été aussi frappée, mais pas surprise, de la présence presque constante de la musique dans les pensées de Taylor et surtout le chagrin d'avoir perdu Johnny Cash, récemment décédé. "Mais la musique, la folie générée par la violence et le remord s'étaient emparés de moi de telle sorte que j'écoutai toutes les chansons tristes que j'avais, et j'en possédais un sacré paquet."

 

   Comme on est en Irlande, souvent un humour caustique apparait dans cette noirceur et c'est cet humour qui m'a baladé avec plaisir au long des pages même si le constat sur la société irlandaise reste très amer. En tout cas, on est très loin des propos "bisounours" d'un guide touristique :

 

   "Au début des années soixante-dix, c'était le parfum que tout le monde portait. Ca se vendait dans un petit flacon vert orné d'un médaillon argenté et les gars s'en aspergeaient comme si c'était de l'eau bénite. les femmes n'ont pas la vie facile, mais toute la période du "Brut"* a du représenter une époque particulièrement noire."

 

      * "Brut" est un après-rasage commercialisé par Fabergé à partir des années 60

article faisant partie du : 

 Challenge-irlandais

      Ce roman a été publié aux éditions Gallimard et Folio Policier

 


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12 septembre 2011 1 12 /09 /septembre /2011 17:00

 

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Poison Glen, Donegal, République d'Irlande

 

 

 Vous avez du comprendre, du moins pour ceux qui me suivent depuis un certain temps, que l'Irlande est, non pas une passion, mais fait partie de mon imaginaire et j'ai déja publié plusieurs articles concernant ce pays. J'en ferais plus d'ailleurs si j'ai la chance de retourner là-bas.

 

j'ai trouvé sur un blog un "challenge" taillé pour moi. Un challenge pour faire découvrir l'Irlande à travers la lecture. Il suffit de faire plusieurs articles avec :

 

- un ouvrage d'un des grands auteurs irlandais (Joyce, Wilde, Beckett...)

- un ouvrage comtemporain.

- un fim se passant en Irlande

- un groupe de musique, un CD ou une chanson.

 

   Ceci est à faire d'ici avril 2012. Cela laisse du temps d'autant plus que j'ai fait un article sur un film se passant en Irlande : le cheval venu de la mer. Je suis en train de lire (en anglais !) "Gens de Dublin" qui est un recueil de nouvelles de James Joyce mais la lecture en anglais, c'est par périodes, il y en a où je lis aussi facilement qu'en français mais en ce moment, ce n'est pas trop le cas, trop de flemme sans doute mais en ce qui concerne le livre de Joyce, il me reste qu'une nouvelle à lire, c'est la plus longue mais parait-il la plus belle. Je ne suis d'ailleurs pas peu fière d'être presque arrivé à maîtriser ce "monstre", ce n'est pas ce qu'il y a de plus facile à lire mais c'est un univers passionnant...

 

   Je devrais publier donc mes articles d'ici peu de temps.

 

   Le blog où j'ai trouvé ce challenge s'appelle les quotidiennes de val, lien ICI

 

   Et c'est grâce au blog de Gabrielle, Passion irlandaise, que j'ai eu vent de ce challenge. Lien ICI.

 

   Mes articles auront ce petit logo :

 

 

Challenge-irlandais

 

 

pour finir, une petite vidéo :

 

 


 


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13 juin 2011 1 13 /06 /juin /2011 18:00

 

   "Quand le vent souffle, des zones d'herbe haute se courbent, prennent des reflets argentés. Sur une bande de terrain, de grandes vaches frisonnes broutent tout autour de nous, tranquilles. Certaines lèvent la tête à notre passage mais aucune ne s'éloigne. Elles ont des pis gonflés de lait et de longs trayons. je les entends arracher l'herbe à la racine. La brise, qui frôle le bord du seau, chuchote pendant que nous marchons. Nous ne parlons ni l'une ni l'autre, comme les gens se taisent parfois quand ils sont heureux."

 

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  "Les trois lumières" (titre original : Foster) est un court roman (ou une longue nouvelle comme vous préférez !) de l'écrivain irlandaise Claire Keegan qui a reçu dans son pays, plusieurs récompenses pour ce livre.

   L'intrigue parait mince au prime abord : une fillette d'une famille nombreuse est amenée dans une ferme par un père plutôt désinvolte. Un couple, les Kinsella,  s'occupe d'elle le temps d'un été. A leur contact, la petite fille apprend beaucoup de la vie et surtout découvre un amour désintéressé qui semble singulièrement manquer dans sa famille. Quant au couple, il réapprend à vivre.... 

   L'auteur reconstitue à merveille la perception du temps d'un enfant. On suppose que l'intrigue se passe le temps d'un été mais le temps parait comme suspendu et comme tous les enfants, "Pétale", (c'est ainsi qu'on la surnomme) apprend beaucoup de détails auquel nous ne prêtons plus attention une fois devenus adultes. j'ai beaucoup aimé l'évocation de la campagne et de la vie rurale qui me rappelle ma propre expérience lors de mes vacances quand j'étais petite. Comme on est en Irlande, la poèsie n'est jamais loin comme dans ce passage où l'enfant fait une promenade avec Kinsella au bord de la mer. L'humour est présent aussi, en témoigne la scène d'une veillée mortuaire qui est plutôt l'occasion de boire plus que de raison chez certains !

 

   Pour finir deux liens, celui d'un blog littéraire et celui d'un blog ami, celui de l'Irlandaise.

 

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27 mai 2011 5 27 /05 /mai /2011 18:04

 

"Plutôt que l'amour, l'argent, la gloire, donne-moi la vérité"

Henry David Thoreau (Walden ou la vie dans les bois)


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Montagne aux alentours de Saint-Jurs (Alpes-de-Haute-Provence)

 

   "Pour l'heure, dans ces alentours, la majeure partie de la contrée n'est pas propriété privée ; le paysage n'appartient à personne et le marcheur jouit d'une liberté relative. Mais sans doute un jour viendra où il sera cloisonné en soi-disant terrains d'agrément, dans lesquels seuls quelques-uns goûteront un plaisir restreint et exclusif - quand se multiplieront les clôtures comme des pièges pour les hommes et autres machines inventées pour les confiner sur les routes créée par Dieu sera interprété comme le fait de pénétrer sur un terrain privé sans autorisation. Jouir d'une chose exclusivement va en général de pair avec le fait de se priver soi-même du plaisir qu'on en pourrait tirer. Profitons des opportunités qui nous sont offertes avant que viennent les mauvais jours."

 

Henry David Thoreau - "De la marche" (Walking) - 1851. Edité en français par les éditions des Mille et une Nuits.

 

   Thoreau (1812 - 1862) est aussi l'auteur de "Walden ou la vie dans les bois" et théoricien de la désobéissance civile. Farouchement épris de liberté, c'est dans la vie sauvage - sans contrainte - que réside sa philosophie. "De la marche" est le texte d'une conférence que Thoreau donna en 1851. Par cet éloge de la marche, exercice salutaire et libérateur, Thoreau fait l'apologie de la valeur suprême de l'individu et présente comme indispensable l'éveil à soi par la communion avec la nature.... Il aurait influencé Gandhi Et Martin-Luther King, rien de moins !!


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15 mai 2011 7 15 /05 /mai /2011 19:00

   A la suite du cri du coeur d'Elo hier soir, je me suis rappelé d'un livre que j'ai lu il y a plusieurs années mais qui m'avait beaucoup marqué et qui avait été écrit par une vieille dame, 77 ans à l'époque et qui aurait 111 ans aujourd'hui si elle était encore en vie. Son discours, même aujourd'hui, est plus que jamais neuf et prend même une résonance particulière à notre triste époque... Je vous le fais partager en espérant que comme moi, vous l'apprécierez. 

 

   "A qui profite le progrès ? Pourquoi des journées de huit heures ? On pourrait supprimer le chômage en ne faisant que des journées de quatre à cinq heures et employer tout le monde. Apprendre à vivre très simplement : une table, quatre chaises, un lit, cela suffit, apprendre à profiter de nos loisirs, s'approcher le plus possible de la nature... Apprendre à lire, car lire c'est se fortifier l'esprit avec l'esprit des autres, s'imbiber le coeur de sentiments qui vous agréent, c'est lutter avec un auteur suivant que nos idées ou nos sentiments s'accordent avec les siens ou s'en séparent. Apprendre à vivre en sachant vivre et laisser vivre. Ne prendre dans la vie que les fleurs, des fleurs le parfum, laisser tomber cette religion qui a le plus d'adeptes, je parle de la religion de l'argent. Un auteur belge a dit : "Puissance de la bonté et de la douceur, c'est toi qui devrais gouverner le monde. Hélas ! Cette monnaie par trop idéale n'a pas cours sur notre planète..." Ce n'est pas vrai, il existe fort heureusement des  êtres pour lesquels elle existe. Je connais des couples, des familles où il n'y a que cette monnaie-là qui fonctionne, et c'est beau, c'est splendide et c''est vers ça que nous devons tendre tous autant que nous sommes.

   Je sais bien que l'on va me traiter d'utopiste, c'est vrai ! et je dis : pourquoi pas ! Il faut des utopies pour qu'un jour elles deviennent des réalités. Il y a moins d'un siècle, la sécurité sociale, les allocations de chômage, les congés payés étaient des utopies, aujourd'hui nous les avons et tout le monde trouve ça naturel. C'est pareil pour toutes choses, ce qui paraît pour toutes choses, ce qui paraît irréalisable pour l'heure sera une réalité demain. Avec moins d'égoïsme, moins d'indifférence nous devons arriver à plus de justice et plus d'égalité entre les hommes. Mais il faut s'y mettre tout de suite, ne rien attendre des "énarques".

(...)

   Voila !

   Pour finir, puisqu'il faut finir, que dire de plus ?

   Non à la violence, non à l'injustice.

   Oui au pacifisme et l'Humain.

   Tant pis si cela ressemble à un slogan, pour moi c'est un slogan d'amour. J'y ai cru. J'y crois encore et toujours, jusqu'à mon dernier souffle de vie."

 

Extrait de "La soupe aux herbes sauvages" d'Emilie Carles (1977). Livre que je vous recommande de part ailleurs, il n'a pas pris une ride...

 

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13 avril 2011 3 13 /04 /avril /2011 22:12

"J'y suis allé une fois, Monsieur, dans un de ces centres commerciaux, parce que ça venait d'ouvrir, c'était une curiosité, à l'époque, voyez-vous. La musique vous y poursuit partout. Des chants martelés, des onomatopées de jouissance ou de douleur. Entre les morceaux de musique, des gens parlent, mais on ne comprend jamais ce qu'ils disent. Des publicités et des blagues, je suppose. C'est ce qui m'a surtout frappé, dans les voix de la radio qui me traquaient dans les galeries, l'ironie. Comme si on se moquait de moi personnellement. Une impression que j'ai souvent ressenti à Logres. C'est une ville monstrueuse, vous verrez (...) Je suis rentrée dans un magasin pour regarder quelques chemises. Dans les haut-parleurs, des choeurs de voix mâles scandaient des phrases où il était question de niquer, de salopes, de thunes. Le vendeur m'a reçu courtoisement, j'ai acheté une chemise à carreaux, nous nous sommes remerciés mutuellement tandis que les haut-parleurs hurlaient des ordures. En sortant, il m'a semblé que ce centre commercial, ces parkings, ces hangars à vêtements, tout ça était une farce. Nous étions dans la même ignominie, nous acceptions tout, la débauche des fringues à vendre et les saletés des radios, nous étions grotesques, des bouffons, comme disaient les groupes de gamins qui nous bousculaient et crachaient à nos pieds, et ils avaient raison".


Extrait de "Festins Secrets" de Pierre Jourde, éditions L'Esprit des Péninsules


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centre commercial Plan de Campagne près de Marseille, le plus grand d'Europe paraît-il...


"Festins Secrets", sorti en 2005, est un roman où un narrateur mystérieux tutoie le personnage principal, Gilles Saurat, un jeune professeur qui prend son premier poste d'enseignant dans un collège "difficile" de la ville imaginaire de Logres. L'auteur, enseignant lui-même et ayant exercé plusieurs années dans des collèges de différentes régions de France, règle ses comptes avec l'Education Nationale et plus largement, contre la société française contemporaine. Ce roman, remarquablement écrit à mon goût, ce que je trouve rare par les temps qui courent, est volontairement noir et désespéré, nous vivons, selon lui, dans une société corrompue, où il faut avoir des relations pour réussir et si l'on est seuls, on est écrasés par une bureaucratie anonyme. L'amour est réduit à des actes sexuels narcissiques et personne, sous prétexte de politiquement correct, n'ose affronter et réprimer les voyous qui rendent le métier d'enseignant impossible. Jourde accuse une société qui met l'insignifiance et l'ignorance sur un piédestal. Pessimiste ? J'ai trouvé que ce roman est une mise-en-garde contre les dérives de notre société et la ville imaginaire de Logres est un condensé des travers de notre monde....


Un autre extrait :

"Je me suis perdue dans des procédures administratives interminables. J'y suis encore. Les administrations se renvoient la balle. Des années que ça dure. On m'ignore. C'est fantastique. C'est bien simple, je suis à Logres comme si je n'existais pas. Vous verrez vous aussi. On vous marche sur les pieds, on vous bouscule. On vous crache sous les nez. Personne ne paraît vous voir, personne vous parle. Quant à leurs maisons, monsieur, des huîtres. Chacune a un petit monde bien claquemuré. On y entre jamais. Ils ont leurs codes, leurs histoires, ils ont leurs confréries, leurs réseaux, et tout fonctionne comme ça. Vous ignorez toujours les causes réelles de ce qui vous arrive à Logres. Tout cela se décide dans des cercles auxquels nous n'avons pas accès. On croie y avoir accès, j'y ai cru. Mais c'est une illusion, ils vous leurrent sciemment. Plus on croie être dedans, plus on est dehors, loin du coeur, de là où ça se passe vraiment. Vous n'êtes pas des leurs."

 




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